BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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Joyeux anniversaire !

Retour sur la journée du dimanche 5 aout

One Man Barge Band

Le festival, fidèle à sa tradition de journées musicalement bien remplies, a entamé cette belle journée du dimanche par un concert sur la scène du village. One Man Barge Band ! Tout est presque dit dans ce nom de scène : un personnage loufoque à l'humour décapant et aux mimiques hilarantes, muni d'un trombone, d'une loopstation et d'accessoires plus absurdes les uns que les autres ! Le rire a rapidement été contagieux sur le village devant ce phénomène musical, une belle découverte qui restera dans les mémoires.

 

Grand bal populaire avec les Balochiens

A l'occasion des 30 ans du Festival, les organisateurs ont souhaité inviter le public à partager un moment convivial et musical. Dès 16h, les Balochiens ont donc investi la grande scène pour un bal populaire, et dès les premières notes, le parquet installé pour l'occasion s'est très rapidement rempli de danseurs pour quelques valses, gigues et java endiablées ! Les Balochiens émergent du chaudron des cafés-concerts parisiens (re)florissant au milieu des années 90 avec des figures tels les Ogres de Barback, la Tordue, les Têtes Raides... L'esprit guinguette fantaisiste du vieux Paris s'est installé dans la douceur de ce dimanche après-midi. De la môme Piaf jusqu'au Bayou du Limousin, en passant par la Havane du Social Club, les musiciens ont virevolté brillamment sur des airs d'hier et d'aujourd'hui pendant plus de deux heures. Une surprise de taille attendait les danseurs au beau milieu de cette fête populaire : les enfants musiciens de bénévoles du « festi-mini » ont interprété un « joyeux anniversaire » repris en choeur par l'assistance tandis qu'un gâteau de bonbon – qui n'a pas résisté longtemps aux papilles des plus jeunes – faisait irruption sur scène. Cette trentième édition réserve encore de savoureux événement pour les spectateurs, la semaine s'annonce plus que jamais festive.

 

El Fuego

Après cette après-midi dansante en compagnie des Balochiens, l’ensemble El Fuego a su faire voyager des spectateurs attentifs à travers les époques et les lieux. Cette formation composée de six membres propose un programme tourné vers la musique du XVIème et du début du XVIIème siècle. A travers des explications claires et parfois humoristiques, les artistes ont réussi à rendre accessible une musique trop souvent jugée comme opaque ou obscure. Le public a pu en apprendre davantage sur l’histoire de la sacqueboute (ancêtre du trombone actuel) ou sur celle du cornet à bouquin, un cuivre bien particulier, très répandu à la fin de la Renaissance. Les spectateurs se sont laissé enchanter par ces instruments peu communs, semblant parfois imiter la voix humaine, à travers des morceaux venus de toute l’Europe (Italie, Angleterre, Espagne…). Un instant de fin d’après-midi envoutant et enrichissant qui a préparé des festivaliers enthousiastes, à la traditionnelle soirée baroque.

 

Versailles, splendeurs musicales

Cette journée bien remplie s’est donc poursuivie en l’église abbatiale, sous le signe de « Versailles et ses splendeurs musicales ». L’ensemble « Les Trompettes des Plaisirs », est naturellement revenu prendre du service, et pour cause : leur nom évoque les quatre « souffleurs » attachés au service du Roi Soleil. Les quatre trompettes « naturelles » - elles ne disposent pas du système de pistons que nous connaissons à cet instrument – ont accompagné le Choeur Régional d’Auvergne, et l’Orchestre du Festival dans l’interprétation d’un grand répertoire donnant une idée assez vaste de ce qui pouvait se jouer de plus flamboyant et de plus solennel à la cour de Versailles. Le Choeur Régional d’Auvergne, dirigé par Blaise Plumettaz est familier du festival et déjà chargé l’an dernier d’interpréter Purcell ; l’Orchestre du Festival, composé entre autres des professeurs des stages de musique ancienne.
Donnant dans un premier temps de la musique de cour, avec des œuvres de Lully, Couperin, Philidor et autres Delalande, et dans un second temps de la musique religieuse, avec le somptueux Te Deum de Charpentier, cette programmation prestigieuse a envoûté une fois encore un public toujours fidèle à ce rendez-vous. Tout le talent de ces musiciens, la puissance de ces choristes s’y sont pleinement exprimés afin de rendre justice à ces trésors, rares pour certains, de la musique baroque... Une énième et mémorable immersion dans notre passé musical

 

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