SUPRA DUPRA - Take Offéè
/
dummy

Une clôture fanfaresque !

Retour sur la journée du 9 août

 

Le Festival du Monastier s’est acheminé hier vendredi 9 août vers son terme, à la faveur d’une très belle journée ensoleillée, consacrée pour l’essentiel aux restitutions des différents stages proposés chaque année à des candidats toujours nombreux et enthousiastes. Ainsi, dès 11h, le public a pu assister à la première partie de la restitution de « musique ancienne » ; accompagnés de l’orgue, trompettes, sacqueboutes et cornets ont fait résonner sous les voûtes de l’abbatiale St-Théofrède des pièces d’un répertoire XVIIè, de Haendel à Telemann ; la deuxième partie de cette restitution s’est tenue à 16h à l’église St-Jean, offrant encore aux festivaliers de beaux moments de baroque sur instruments anciens. A 12h, le stage "jazz" avait pris la relève, proposant sur la scène ensoleillée du village des reprises de standards faisant la part-belle aux improvisations et aux chants.

A 18h, selon la formule en passe de devenir rituelle au Festival, a été livrée une homérique « battle de fanfares », organisée cette année autour du thème tzigane « Ederlezi », fil rouge musical qui a été déroulé tout au long de la semaine par le non moins héroïque Bruno Filleton, sous la verrière de la bibliothèque. Une joyeuse entrée en matière pour le stage « Fanfare tzigane des Balkans », qui à 19h a clos de la façon la plus festive qui soit cette journée dédiée aux stagiaires

 

Enfin, l’ultime soirée a été assurée en première partie par Supergombo : la formation lyonnaise a embarqué le public par une afropunk généreuse, rythmée et dansante, puisée aux sources mêmes de la musique africaine et passée au prisme du jazz. La deuxième partie devait être plus déchaînée encore, mettant à l’honneur une fanfare tzigane débarquée droit de Serbie : Ekrem Mamutovic Orkestar. Illustre trompettiste, Mamutovic et ses acolytes ont enflammés la grande scène de leur jeu puissant, mis au service de thèmes traditionnels de la musique des pays de l’Est, et de compositions fidèles à son esprit profondément festif et fédérateur. 

 

Cette 31ème édition s'est achevée à la brass room avec les franco-brésiliens de Techno Brass qui ont littéralement mis le dancefloor en transe, du grand art ! La soirée s'est finie tard dans la nuit, avec un after très balkanisé pendant que des bénévoles s'affairaient déjà au démontage en bravant une pluie torrentielle...

Un final en fanfare pour une édition véritablement hors-norme du Festival : rendez-vous l’an prochain !

 

Toute la galerie

Voir toute l'actualité