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Dimanche 9 août

Retour sur la journée

Tout un dimanche en musique

Hier, ce dimanche 9 août 2015, fidèle à sa tradition dominicale, le Festival du Monastier a connu la plus longue de ses journées.

Brocante, collectif fanfare et repas de terroir

Elle s’est en effet ouverte dès 9h, avec la brocante musicale, qui a pris place sous les hautes arcades de la mairie. Les vendeurs ont pu exposer nombre d’instruments cuivres, mais également guitares, cds, livres, neufs ou d’occasion. A 11h, elle s’est trouvée animée, place du Couvent, par la première moitié du sacramentel concert du Collectif-fanfare du Monastier-sur-Gazeille, qui s’est achevé sur la scène du village ; les musiciens ont su comme chaque année enchanter leur auditoire avec leur répertoire indémodable et entraînant. La représentation a été immédiatement suivie à 12h par le repas du terroir, traditionnellement à 20h mais avancé à cause du concert « Horizons Symphoniques » à l’abbatiale ; les gourmets sont venus nombreux savourer le menu du chef sous la structure couverte de la grande scène, et par un ciel de plus en plus clément, en dépit de toutes les prévisions météorologiques.

Walt Disney et le jazz

Tout un dimanche en musique au Monastier, avec un soleil enfin revenu pour accueillir des spectateurs très nombreux et prêts à succomber au charme de la voix de Mathilde, révélée au grand public en ce début d'année 2015 par l'émission The Voice. C'est en effet un concert destiné à un large public qui était programmé en cette belle après-midi dans la cour du château : Walt Disney et le jazz, un regard neuf et jazzy revisitant les chansons et les thèmes des plus grands films de Walt Disney. Il y a avait là de quoi réunir plusieurs générations, jeunes et moins jeunes, dans une même émotion, cette émotion que sut parfaitement communiquer la voix généreuse de Mathilde. Car si The Voice a permis au grand public de découvrir une voix exceptionnelle, les amateurs de jazz et de swing connaissent depuis plusieurs années le talent d'une chanteuse habituée des salles parisiennes, (comme le Petit Journal Montparnasse), distinguée par la British Gospel Arts et remarquée par la presse et les médias spécialisés (Jazz Magazine, France Musique, RFI). Formant avec quatre musiciens virtuoses un quintet d'exception, The Bare Necessities Quintet (encore une référence à l'univers de Disney et à la joie de vivre de Baloo dans le Livre de la Jungle), Mathilde a fait vibrer le public avec des standards soudain devenus lumineux : Feed the birds, He's a tramp ou encore Everybody wants to be a cat. Les arrangements très swing de deux virtuoses en la matière, ses complices Vladimir Médail à la guitare et Philippe Maniez à la batterie, les walkin envoûtantes d'Alexandre Perrot à la contrebasse et les chorus du trompettiste Timothée Quost ont révélé toute la musicalité de thèmes portés par l'une des plus belles voix du jazz vocal.

Magnet band en bonus

Ce concert familial achevé, les spectateurs n’ont pas eu de répit, car la fanfare en résidence du festival, Magnet Band, a donné sous le soleil un concert impromptu à 19h, sur la scène du village, porté par l’énergie qui les avait fait connaître au festival l’an passé.

Horizons symphoniques à l'abbatiale

Toutes les musiques, tous les cuivres... changement de style et de répertoire ce même jour en l'Abbatiale avec à 20 heures, une programmation plus classique : l'Orchestre symphonique de Lutetia, dirigé par Alejandro Sandler (son fondateur) et l'un des plus illustres représentants, avec Maurice André, de l'école française de la trompette, le soliste de renommée internationale Guy Touvron. On ne saurait résumer la carrière exceptionnelle de Guy Touvron, ses grands prix internationaux, sa collaboration avec les orchestres les plus prestigieux (Scala de Milan, Orchestre de chambre de Prague), son abondante discographie. Accompagné par l'Orchestre symphonique de Lutetia, composé de jeunes et talentueux musiciens professionnels, Guy Touvron a donné une éblouissante interprétation du célèbre Concerto pour trompette et orchestre en mi bémol majeur de Hummel, laissant ensuite la place à l'orchestre pour deux œuvres majeures de Beethoven : l'ouverture de Coriolan et la célèbre Symphonie n°5 en do mineur dite « Symphonie du destin ».

Interview de Mathilde : 

 

Ouverture du jazz club

Enfin, pour clore cette journée chargée, parallèlement aux Horizons symphoniques s’est ouvert le fameux Jazz Club, qui s’occupe des nocturnes du festival ; les hostilités ont été inaugurées par les membres du combo du festival, G Horellou, F Nardin, A Paganotti et S Girard, dans une bonne humeur et avec le brio qu’on leur connaît. La soirée s'est terminée au petit matin dans une ambiance de folie, le tout drivé d'une main de maître par Magnet Band.

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