BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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Lundi 10 août

Retour sur la journée

 

Les Offs


Mathilde jazz quintetMalgré la grisaille qui s'était emparé du ciel ce lundi, les sons des cuivres ont résonnés dès le matin au festival du Monastier. Deux lieux, deux ambiances : tout d'abord avec le Mathilde jazz quintet qui météo oblige, a investi les lieux du jazz club pour un moment d'une rare douceur, faisant résonner des standards de Gershwin ou encore Cole Porter, portés par la voix suave et jazzy de Mathilde. Ses quatre acolytes, guitare, contrebasse, trompette et batterie ont transporté les spectateurs venus en nombre pour ce concert gratuit.
Le kiosque du jardin Henry Vinay au Puy accueillait quant à lui un grand ensemble de cuivres et percussions. Composé de 12 jeunes et talentueux musiciens issus des grandes formations symphoniques parisiennes, l'ensemble a offert au près de 200 spectateurs de cette aubade, un programme volontairement éclectique : De Carmen à la Danse du Sabre, en passant par le fameux Cancan d'Offenbach mais aussi des standards de jazz comme "Chicken" de Pastorius.

 


Instant Classique

Florilège de la renaissance
Le Festival des Cuivres nous a donné sa traditionnelle « Heure Baroque », baptisée cette année Florilèges de la Renaissance, à 17h à l’Eglise Saint-Jean. Ce concert a manqué d’être annulé cette année avec les stages de musique ancienne. Ceux-ci ont finalement pu être reconduits au seuil de nombreuses péripéties, pour le plus grand bonheur des fidèles de cette heure intime de musique ancienne, qui sont venus très nombreux. Les festivaliers ont ainsi pu entendre les trois professeurs des stages musique ancienne, J. Lahens, B. Charbonnier et B. Steens, jouer respectivement de la trompette naturelle, du violon baroque et de l’orgue ; ils ont interprété avec brio des pièces de musique entre la fin du XVIème et le XVIIème siècle, et de différents compositeurs, tels que Bach, Purcell, Haendel, Fontana et autres Clarke, sous des applaudissements nourris.

                                                                                             


Musique qui glisse au pays de la gazeille


La météo altiligérienne est une maîtresse capricieuse, mais l’équipe du festival du Monastier a su se protéger. La cour couverte du château permet de maintenir les spectateurs dans un confort propice à une écoute confortable, et surtout, une programmation de « stars » du jazz français apporte un rayon de soleil musical sur lequel on est certain de pouvoir compter. En revanche, le festival n’avait pas anticipé deux pertes de bagages et de matériel musical, égarés dans des soutes d’avion d’un compagnie française, mais, l’organisation a promptement réorganisé la soirée.


Pour débuter la soirée, le trio Venitucci. David Venitucci (accordéon), Christophe Marguet (batterie) et Denis Leloup trombone proposent leur voyage musical entre le tango suave de Buenos Aires, le swing New-Yorkais et le titi parisien. Et paradoxalement, c’est avec ce mélange incroyable que l’on peut les qualifier de jazzmen « français ». Point de chauvinisme ici, mais plutôt une espèce de fierté d’entendre à quel point les jazzeux hexagonaux ont su préserver l’esprit jazz des origines: à savoir mélanger les cultures, mixer les esthétiques, chercher des sonorités, et se nourrir de toutes les influences pour proposer une musique unique et originale.
En seconde partie, pas moins de deux lauréats des victoires du jazz, Emile Parisien (saxophone) et Vincent Peirani (accordéon) embarquent les auditeurs dans leur équilibre sonore, d’apparence improbable, mais qui surprend par son évidence. Virtuoses et sensibles, amoureux du jazz et de la musique française, ils posent le décor d’une soirée digne d’une programmation de jazz à Vienne. Ces deux « monstres » ont résolu l’équation ultime de la production musicale : se faire aimer à la fois des néophytes et des mélomanes.

  
De la musique qui glisse facilement, il n’y a qu’un pas pour rejoindre la musique « à coulisse », portée par le tromboniste prodige Guéorgui KORNAZOV qui propose son ensemble SILA. Ce tromboniste bulgare s’insère à merveille dans cette force du jazz français en y apportant sa culture propre. Son arrivée sur le site a d’ailleurs été assez étonnante puisqu’il a été surpris d’entendre des thèmes traditionnels bulgares joués par des stagiaires du stage Balkan ! Le mélange est une espèce de point d’orgue de tous ce qui fait vivre le Monastier sur Gazeille : jazz, swing, balkan, France et répertoire improvisé.  

Gueorgui Kornazov                                                                    

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