BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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La folle journée du jazz !

Retour sur la journée du dimanche 7 août

Hier, dimanche 7 août 2016, fidèle à sa tradition dominicale, le Festival du Monastier a connu la plus longue de ses journées : elle s’est en effet ouverte dès 9h, avec la désormais incontournable brocante musicale, ainsi que le marché d’artisanat d’art, qui s’est tenue place du Couvent. Les vendeurs sont venus exposer nombre d’instruments cuivres, mais également DVDs, livres, neufs ou d’occasion. Le concert habituel de 11h du collectif-fanfare du Monastier-sur-Gazeille a été déplacé cette année au mardi 9 août, cédant la place en ce jour à une nouvelle formule éphémère intitulée « Musique du Cru » : une formation composée d'organisateurs du Festival et de musiciens du Monastier, qui a interprété un répertoire « musette ». Ils ont animés d’abord le marché d’artisanat, avant de se déplacer jusqu’à la scène du village, ravissant le public de thèmes bien connus comme « Fleur de Paris » et autres « Java Bleue ».

 

 

 

 

Carnaval jazz des Animaux

L'après midi s'est poursuivie avec la formation phare de cette 28ème édition : l'Amazing Keystone Bigband qui a investie la grande scène du festival pour le traditionnel concert famille. La cour était pleine d'enfants venus en famille pour assister à ce Carnaval Jazz des Animaux, adaptation de la célèbre œuvre de Camille Saint Saens. Les 17 talentueux musiciens de cette formation – qui n'en fini pas de faire parler d'elle sur les plus grandes scènes françaises ! - se sont amusés de cette œuvre en créant une histoire originale autour d'un personnage pour le moins charismatique : le loup. Sur scène, le comédien Sébastien Denigues incarne à la perfection ce loup cherchant à s'inviter à la grande parade des animaux, essayant de trouver le costume qui le fera passer inaperçu ! Se déléctant de quelques lapins et d'un hémione au passage mais aussi chahuté par une éléphante pas commode, ce personnage nous fait explorer tous les jazzs. Du bebop à la samba en passant par du swing New Orleans, ce grand carnaval est aussi un prétexte pour initier les enfants mais également leurs parents à ce répertoire nous explique David Enhco. Deux ans après avoir joué sur cette même scène « Pierre et le loup... et le jazz », ce fut encore un beau moment musical que nous ont offert le Keystone !

 

Raven : Opération Modestine

Pas de répis dans cette « folle journée du jazz », car c'est ensuite le quartet Raven qui a pris possession de la scène du village. Ce concert était pour eux le point de départ de leur tournée « Opération Modestine », projet original d'une traversée des Cévennes avec des ânes sur le chemin de Stevenson. L'occasion pour le groupe de contrer les cadences très intenses des tournées habituelles par un cheminement plus lent à la rencontre des gens, par le biais de concerts, contes et autres bals folks. Sur la scène de ce dimanche, la voix suave et envoûtante du chanteur Manu Domergue portée par les mélodies jazzy du saxophone et du mellophone a conquis un public resté nombreux pour profiter de ce moment musical de très haut niveau.

 

 


CONCERTS SPEDIDAM

Après un bref répit, les hostilités ont repris à 20h avec la soirée intitulée « Génération Spedidam » - organisation qui met en valeur des artistes reconnus internationalement -, dont la première partie a été assurée par Eric Seva et son projet Nomade Sonore Quartet. Saxophoniste polyvalent (soprano et baryton), féru de jazz et d’improvisation, il aime à réinvestir ses pièces de richesses harmoniques empruntées à des musiques de tous horizons, ce dont témoigne parfaitement son dernier album au titre éloquent, « Nomade », sorti en 2015. Au sein de sa toute dernière formation, où il est entouré d’un contrebassiste, d’un tromboniste et d’un batteur, il a interprété plusieurs morceaux, tant nouveaux qu’anciens, avec une exigence qui n’a pas laissé le public indifférent.
La seconde partie a été assurée par l’Amazing Keystone Big Band, qui a fait un retour très acclamé sur la grande scène : après leur succès familial de l’après midi, (où ils en ont donné un avant-goût), les musiciens ont remis le couvert pour un concert plus ambitieux encore, hommage au grand guitariste de jazz manouche Django Reinhardt : « Djangovision ». Ils ont ainsi revisité une dizaine des titres du maître, des plus fameux (« Nuage », « Minor Swing ») aux plus poétiques (« Le Manoir de mes rêves », « La Flèche d’or »), à d’autres encore, plus méconnus (« Rythme futur »). Un public assez nombreux malgré la fraîcheur du soir est venu les acclamer, mêlant aficionados de jazz et simples curieux en quête de musique et d’eau fraîche.

 

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