BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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Un lundi au festival...

retour sur la journée du 7 août

Ce Lundi 7 Août, le Festival du Monastier s’est poursuivi avec une nouvelle journée chargée.

 

Mabreuch au Puy


C’est sur des airs funky que le groupe Mabreuch est parti à la rencontre du public ponot pour assurer le concert quotidiennement délocalisé au Puy-en-Velay. Grâce à leur énergie débordante, les huit musiciens ont fait danser la foule venue nombreuse sous la chaleur du soleil matinal. Plus tard dans la journée, le public est venu applaudir une seconde fois la formation très cuivrée, mais cette fois-ci, le rendez-vous était sur la scène du village.

Bagunço lance la journée en fanfare
Les franco-brésiliens de Bangunço ont animé le village du festival lundi sur les coups de midi pour leur retour au Monastier. Avec leur son festif et leur énergie communicative, les musiciens de Bagunço ont fait voyager le public en Amérique du Sud. En déambulant au milieu des spectateurs, la fanfare a contribué à créer de la bonne humeur au sein de ce lieu autour d’un jazz brésilien, rock et funk. On retrouvera cette formation tout au long de la semaine à la Brass Room et également mercredi soir pour la soirée « Latino » en compagnie de Pixvae.

 

Heure baroque


A 17h, le Festival a donné sa traditionnelle « Heure Baroque », dont le succès d’année en année ne se dément pas : le public est une fois de plus venu combler la nef de l’Eglise Saint-Jean pour y entendre les professeurs des stages de musique ancienne, virtuoses emmenés par le fidèle Joël Lahens à la trompette naturelle. Cornet à bouquin (par Pablo Valat), serpent (par Volny Hostiou), violon baroque (par Bernadette Charbonnier), harmonium (par Benjamin Steens), instruments aux sons aujourd’hui atypiques, ont servi avec virtuosité des pièces encore connues du public, comme le fameux « air de la jeune fille », dont il a été présenté plusieurs variations. Grande nouveauté de cette année, qui a remporté les suffrages enthousiastes de l’auditoire : le concert s’est ouvert à tout un répertoire de pièces lyriques, portées par la voix puissante et chaleureuse de la professeur du stage de chant baroque, Chantal Santon Jeffery, et qui offrait un bel écho au concert de l’abbatiale d’avant-hier soir, puisqu’y figurait une pièce tirée de The Fairy Queen de Purcell, « The Plaint ».

 

Accueil des stagiaires


Le Festival du Monastier ne se résume pas seulement à une semaine de concerts, c'est aussi un lieu de pédagogie active où se déroule depuis sa création des stages aux esthétiques variées. Cuvée exceptionnelle cette année car ce n'est pas moins de 86 stagiaires qui ont afflué pour une semaine de perfectionnement jazz, balkans ou musique ancienne et qui se sont réunis après les cours de la journée pour partager un moment convivial au pot d'accueil.

Soirée Jazz : Airelle Besson & Lionel Suarez – Elephant Tuba Horde


Qui a dit que le jazz féminin n'était pas à la hauteur de son homologue de l'autre sexe ? La preuve avec Airelle Besson, trompettiste de talent et tête de file d'une génération de filles qui subliment la note bleue comme personne ! Particulièrement saluée pour ses talents d'improvisation, la parisienne est une brillante interprète mais aussi compositrice et parolière - pour elle ou pour les autres - depuis plus de quinze ans. Une scène jazz qu'elle connait donc particulièrement bien et qui l'a conduite à prendre part à des projets variés. Elle était sur la grande scène du Festival ce lundi 7 août, accompagnée par Lionel Suarez, brillant accordéoniste qui séduit depuis de nombreuses années de grands noms de la chanson française avec qui il collabore.
Sur scène, les deux musiciens montrent une complicité incroyable, forgée depuis des années dans diverses formations mais c'est un concert assez exclusif qu'ils ont offert aux quelques 500 spectateurs qui ont fait le déplacement, car ce duo est encore assez rare sur scène, même si la trompettiste nous confie ses envies d'album !

 

Après cette première partie qui a fait l'unanimité auprès du public, place fut faite ensuite à la grande famille des tubas. L'ELEPHANT TUBA HORDE est en quelque sorte la résurrection de la formation créée par Marc Steckar dans les années 80 et qui mettait alors en lumière cet instrument d'ordinaire relégué au fond de l'orchestre, voire délaissé. Emmené de main de maître par François Thuillier – qui n'est plus à présenter au Monastier tant ses 15 années d'enseignement à l'académie du Festival ont marqué les esprits – les tubas, euphoniums et autres buggles n'ont décidemment pas à rougir de leur virtuosité musicale. C'est un jazz d'aujourd'hui que les sept musiciens ont proposé sur scène, fruit d'un savant mélange de compositions originales et d'arrangements. Ballades suaves, jazz groovy, mais aussi pop rock, le public s'est décidemment régalé de toute cette richesse musicale !


C'est une soirée qui a encore tenu toutes ses promesses, sublimée par la douceur des températures qui s'est poursuivie jusque tard dans la nuit à la Brass room.

 

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