BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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L'Amérique du sud sur la grande scène

Retour sur la journée du 9 août

Baker Street Jazz Band

En ce mercredi 9 août, c'est Baker Street Jazz Band qui a ouvert une nouvelle journée musicale sur la scène du village au Festival du Monastier. C'est à nouveau un public nombreux qui est venu profiter du swing métissé de ces six musiciens. Entre répertoire de la tradition New Orleans et compositions, chansons et improvisations, le Baker Street Jazz Band a réchauffé cette belle matinée de leur énergie !

 

Les Baladins

Mercredi, c'est aussi le jour des enfants au Festival, qui accueillait donc cet après midi un concert destiné au jeune public avec les Baladins. Dans l'auditorium du CCAS, plus intimiste, les enfants ont découvert l'histoire de deux compagnons musiciens, désorientés par l'absence de l'un des leurs, essayant de se remettre au travail. Une petite caravane pour décor et c'est le grand ménage de celle-ci dans lequel se lance les deux amis. Dans leurs mains, tout devient alors musique : Des fourchettes et des verres pour percussions, les tuyaux d'arrosage se transforment en cor, les balais donnent le rythme ! Les cuivres ne sont pas en reste car la trompette de Paulo sublime le thème de la « Ballade Irlandaise » de Bourvil, le trombone se lance dans d'improbables et cocasses improvisations déclenchant les rires du public. Ludique, comique et poétique, ce moment fût très apprécié par les jeunes spectateurs venus en nombre !

 

Sopa Loca

Après avoir distillé sa musique traditionnelle latine sur la place du Clauzel au Puy, l'orchestre de rue ensoleillé Sopa Loca, décalé et déjanté à souhait a résolument donné le sourire au public. Totalement dans l'esprit "caliente" de la journée, les 7 musiciens ont offert un jeu complice et dynamique au village du festival. Avec leur chorégraphie tropicale, les artistes ont su mettre de la chaleur et faire monter la température avant la soirée latine.

 

Aubade romantique

A 17h30, les festivaliers ont eu droit à un concert inédit, appelé « aubade romantique », donné sur le parvis de l’église Saint-Jean. Les élèves du stage « fanfare romantique », conduits par leur professeur Jean-François Madeuf, ont proposé au public des pièces – musiques militaires, polonaises, valses, boléros… - mettant à l’honneur tous les déclinaisons du saxhorn, accompagnés d’ailleurs par le président du festival, Gilles Mercier. Après un concert impromptu des stagiaires de trompette naturelle sur le pas de la porte, les musiciens et le public sont passés dans la nef à 18h30 pour le « Baro’club », où cette fois l’ensemble des stagiaires de musique ancienne ont présenté un grand nombre de pièces lyriques. Les chanteurs virtuoses de Chantal Santon Jeffery, parfois accompagnés du seul clavecin, ont interprétés des cantates de Bach et des airs d’opéra (Purcell, Rameau, Monteverdi, Haendel…), ainsi qu’une messe inédite, perdue depuis quatre siècles et retrouvée cette année, jusqu’à près de 20h, devant un public conquis.

 

Bagunco / Pixvae

A 21h, la journée a continué au festival du Monastier avec le talentueux groupe en résidence: Bagunço. Né de la rencontre entre plusieurs musiciens du carnaval de Rio de Janeiro, c’est dans un registre festif que l’ambitieux collectif brésilien a assuré un concert de grande qualité. Pendant presque une heure et demie, la foule venue en nombre s’est fait transporter par les rythmes de la musique latine et l’énergie de la funk. Déjà présents lors de la 28ème édition du festival, l’organisation a décidé cette année de leur ouvrir les portes du grand public, en les programmant sur la grande scène du site, dans la cour du château. C’est grâce à leur incroyable rencontre avec le festival du Monastier il y a déjà deux ans qu’ils ont pu s’y produire une nouvelle fois, et engager cet été une tournée en Europe. Plus tard dans la soirée, le voyage a continué, mais cette fois-ci, direction les côtes colombiennes puisque c’est le groupe Pixvae qui a pris le relais dans cette soirée aux résonances sud-américaines. Portés par la force créatrice du saxophoniste, compositeur et arrangeur Romain Dugelay, la formation confronte les mondes, bouleverse les repères dans un seul et unique but, éveiller l’imaginaire. C’est en mélangeant l’improvisation inspiré de la complexité de la musique savante, les musiques «underground» et la musique traditionnelle colombienne, que les six musiciens ont su plaire au public agréablement surpris par l’originalité de la séance.

 

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