BARRIO POPULO - Il Est Des Jours Sans Toiéè
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Un lundi bien cuivré

Retour sur la journée du lundi 8 août

Les Po'boys

Encore une belle journée au festival du Monastier ! Dès 11h, les Po'boys ont investi le village du festival : parés de leurs costumes aux couleurs des carnavals de la Nouvelle Orléans, les six talentueux musiciens de la Compagnie Bémol ont assuré un show devant un public qui n'est pas resté de marbre à l'appel de leur musique festive ! Gospel, New Orleans, funk, les Po'boys maitrisent leur sujet avec une énergie communicative, et savent impliquer leurs auditeurs qui deviennent danseurs le temps d'une chorégraphie collective. Une performance réitérée en fin d'après-midi dans les rues du Puy, devant plus d'une centaine de personnes attirées par le swing et la ferveur des musiciens. L'esplanade de la bibliothèque avait un goût de mardi gras en pleine Louisiane, et c'est avec élan que le public a donné de la voix sur « sing with me » !

 

 

L'heure Baroque

A 17h, le Festival nous a donné son « Heure Baroque » à l’Eglise Saint-Jean, où le public est venu très nombreux entendre six musiciens dont les professeurs des stages de musique ancienne (A. Mabire, V. Hostiou, B. Charbonnier…), emmenés par le fidèle Joël Lahens, au cor et à la trompette naturels. Outre ces deux instruments, ils ont ainsi pu entendre les sons, comme ressuscités du passé, du cornet à bouquin, du serpent, du violon baroque, de l’harmonium et du clavecin, dans des pièces de compositeurs italiens, français et anglais aujourd’hui méconnus - en dehors d’une sonate d’un certain Haendel... Comme chaque année, les virtuoses ont su, avec humour et pédagogie, faire partager cet univers tout près, si près de disparaître, aux plus comme aux moins éclairés.

 

 

 

Les Cuivres Romantiques

Et à 21h, en l'Eglise Abbatiale du Monastier était programmé un concert consacré à la musique romantique. Si le XIXème a fait la part belle à des instruments, le piano ou le violon notamment, où pouvaient s'exprimer la sensibilité et la virtuosité des interprètes, on sait moins que ce siècle fut aussi pour les cuivres une période de renouvellement profond, tant du point de vue de la facture d'instrument que du répertoire. Pour satisfaire justement ce goût pour la virtuosité et les timbres nouveaux, on ajoute aux instruments dits « naturels » des pistons, des clefs, ce qui donne parfois des inventions éphémères comme cet étonnant bugle à clefs joué par Jean-François Madeuf ou, plus surprenant peut-être, cet étrange trombone à six pistons présenté par Patrick Wibart. Une fois encore, l'exigence de la programmation des organisateurs est à souligner, tant il est rare et exceptionnel d'entendre jouer ces cuivres anciens avec une telle virtuosité, celle des musiciens des Cuivres romantiques réunissant les solistes internationaux les plus prestigieux : Jean-François Madeuf, Jérôme Princé et Pierre-Yves Madeuf aux trompettes naturelles, bugles, cornets et saxhorns, Patrick Wibart, éblouissant à l'ophicléide, et Edoardo Torbianelli au pianoforte, à l'origine du programme et du choix remarquable de pièces souvent méconnues qui ont séduit le public nombreux de l'Abbatiale.

 

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